La Suisse : non aux minarets
Les Suisses ont donc dit NON! à la construction de nouveaux minarets sur leur territoire, alors qu’il n’en existe que quatre actuellement.
Pas vraiment une forêt. Pas de quoi en faire un fromage. Seul 4 des cantons se sont opposés à cette interdiction.
Les affiches politiques de l’UDC sont très populistes et utilisent la peur d’un islam extrémiste. Elles représentent une femme en burqa sur fond d’un drapeau suisse hérissé de minarets-missiles.
Cette consultation populaire illustre la limite de l’usage du référendum. Il n’est pas nécessaire de rappeler que les grands états du golfe Persique placent leurs milliards de pétrodollars dans LE paradis fiscal !
Une belle hypocrisie !

Faut-il vraiment crier avec les loups? je pense qu’une autre analyse que celle des Muezzins de la pensée unique est possible:
http://lebiencommun.lalibreblogs.be/archive/2009/11/30/les-muezzins-de-la-pensee-unique.html
Pourquoi est-ce que lorsqu’un référendum donne un résultat à l’encontre de la pensée unique ou de la bien-pensance globale, on hurle contre le peuple ? N’est-ce pas la définition même de la démocratie, que de respecter le vote du peuple, et sa volonté.
Au lieu de critiquer le peuple suisse en le traitant d’immature et de peureux, je pense qu’il faudrait d’abord se demander pourquoi l’Islam et ses symboles font peur…
Crier avec les loups ! Pensée unique ! Ha bon ?
Il est vrai que la Suisse a la pratique référendaire fortement ancrée dans sa culture politique. Cela ne signifie pas pour autant que son usage est une source de progrès et d’apaisement surtout lorsque la question posée l’est par un parti tel que l’UDC. Pour rappel ce sympathique parti a déjà proposé un référendum sur le retour des étrangers criminels. D’autre part, il est contre l’adhésion à l’ONU, l’OTAN, l’Europe, pour une politique d’asile restrictive, conservation de la neutralité,pour une sécurité intérieure accrue, pour une baisse des impôts et des dépenses de l’État, contre une restriction des transports individuels au profit des transports publics, contre des subventions versées aux familles pour les frais de crèches, contre les critiques à l’égard de la politique suisse durant la Seconde Guerre mondiale …
L’adhésion de la population Suisse à ce projet politique est quand même inquiétant.
Mais pourquoi interdire le minaret qui n’est qu’une extension symbolique de la mosquée qui peut très bien être construite dans le respect de l’architecture locale ? N’aurait-il pas été plus judicieux de proposer des règlements d’urbanisme pour contenir ces tours ?
Ce qui est choquant n’est pas tant la question posée que celui qui la pose. Il est un peu simpliste de critiquer ceux qui n’acceptent pas la réponse sortie des urnes, alors qu’il faudrait se demander pourquoi est-il possible de poser une telle question.