Herman Van Rompuy, président !
Donc voilà. C’est fait. À la grande surprise de chacun d’entre nous et , en quelques semaines le « Sphinx » est devenu « Pharaon ». Poussé par la France et l’Allemagne, le moins flamboyant (vs Tony Blair) des candidats (oui parce que l’on est pas candidat à ce genre de fonction ; on doit attendre d’être nommé…) aura été désigné à l’unanimité comme Président du Conseil par les vingt-sept.
Homme discret qui jouit de la réputation d’être un fin politique, rusé et habille appréciant la méditation et croyant convaincu est placé face aux projecteurs de la politique mondiale.
Mais il a du mal à choisir sa voie Herman. Pour sortir la Belgique de la crise, il aura fallu peser de tout le poids des dinosaures de la politique nationale et le « forcer » à accepter le poste de Premier. On apprend aujourd’hui qu’il aurait refusé à deux reprises le poste de Président selon La Libre , ne se sentant pas suffisamment soutenu par les 27.
Son départ laissera la Belgique orpheline d’un premier Ministre et la confrontera à reprendre un Leterme qui n’a jamais été en mesure de mener à bien sa mission de premier Ministre.
On peut néanmoins resté interloqué quant à la méthode. Le poste le plus important, symboliquement parlant, n’est soumis à aucune élection. Tout comme celui de la désignation de Baroso. Peut-on parler de déni de démocratie dans ce cas ?
Oui et non… Oui car toutes les négociations se sont faites dans les corridors des assemblées, entre chefs d’Etats et sans aucune transparence. Mais n’en est-il pas toujours ainsi ? Pour être à une fonction de pouvoir tel que Ministre (en Belgique et en France), il n’est pas nécessaire d’être élu. Ainsi la plupart des grands dirigeants ne sont pas élus au suffrage universel : Georges Bush a battu AL Gore en 2000 en ayant moins de voix que son adversaire, Ban Ki Moon, …


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