Universal manipule la presse ?
Etrange affaire que celle oppose les journaux Le Soir et De Morgen à la filiale Belge d’Universal et au groupe de rock belge dEUS. En effet, en vue de la sortie du nouvel album de dEUS, les journalistes ont été invité à signer un document un peu particulier. Par ce dernier, le journaliste (et le journal pour lequel il travaille) s’engage à ne pas diffuser l’interview avant une date fixée.
En cas de non respect de cet accord, une pénalité de 25 000 euro sera payé à Universal pour le journal ou le journaliste ayant signé le document.
Le Soir, refusant de se faire manipuler par une maison de disque diffuse quand même l’intervew du groupe. Le journal considère que son journaliste à signé sous la contrainte le document et qu’il n’a donc pas de valeur.
Mais Michel Konen, dans un éditorial de La Libre, dénonce la leçon que donne Le Soir au reste de la presse. En effet, rien n’obligeait le journaliste d’accepter l’interview (et de dénoncer les pratiques d’Universal) ou de ne pas diffuser l’interview.
Une drôle d’affaire qui mêle déontologie journalistique et marketing musical.
Pour ma part, je comprends qu’un certain type d’embargo puisse être demandé par l’un ou l’autre intervenant et qu’un respect de ces règles permet un équilibre entre le média et le « client » (dEUS).
Néanmoins demandé 25000 euro c’est un peu beaucoup pour un groupe belge !
Comme indiqué par la The Mole, l’humour des juristes deu Morgen est plus efficace. Ces derniers considèrent qu’universal n’a pas respecté le contrat en laissant d’autres médias diffuser l’interview et demande à leur tour d’être indemnisé !
Une contre publicité pour le groupe qui reste un leader de la scène rock belge et une référence à l’étranger à suivre sur www.deus.be
