L’éthique à la façon des députés wallons
A la suite des scandales de la Carolo et des mauvaises pratiques de gourverance à Charleroi, révélés en Septembre 2005 , les politiques avaient promis une vague éthique et une réforme des mandats. Certains parlaient alors de « tornade éthique » ou de « parvenus ».
A Charleroi, les élus inculpés (mais encore condamnés) ont été écartés, un nouveau bourgmestre désigné, des administrateurs remplacés. Ce qui n’a pas rendu la gestion de la ville plus transparente pour autant.
A l’époque un mandat spécial a été donné au Ministre Philipe Courard (PS), ministre régional wallon de l’intérieur, ceci afin de rédiger un décret pour un contrôle plus stricte des mandats locaux, des mandats d’administrateur (intercommunales,sociétés de logement, d’ASBL…) et des avantages en nature (carte essence ou GSM).
Une belle promesse pour une plus grande transparence dans l’exercice de ces mandats politiques.
Trois ans après , la déception est à la auteur des espoirs énooorme !
Les députés wallons font le forcing pour que les arrêtés d’application du décret ne soient pas votés et éviter ainsi de perdre leurs avantages.
Selon Le Soir du 14 mai, un courrier d’un juriste adressé à José Happart,président du parlement Wallon, au nom du bureau du parlement (où siègent, MR, PS, CDH mais pas Ecolo) qui demande que ce dernier puisse
pouvoir disposer d’une étude juridique relative aux éventuelles implications des dispositions de ces deux arrêtés sur le statut des députés wallons. Vous m’indiquez que les membres du bureau souhaiteraient plus particulièrement savoir si l’habilitation donnée au gouvernement (…) l’autorise à prendre des dispositions qui pourraient avoir des conséquences sur le statut des parlementaires déjà réglé par la loi spéciale du 8 août 1980.
En d’autres mots, le décret Courard ne doit pas être voté, puisqu’il existe déjà une loi qui règle le problème des mandats.
L’application du décret aurait donc comme conséquence une obligation de déclarer les mandats ert les revenus associés mais aussi les avantages en nature (p.ex GSM). Cette déclaration serait oblogatoire, cntrôlée par la future cour des compte wallonne et des sanctions prévues en cas de non respect.
Une perte du nombre de mandats autorisés et une réduction des revenus des députés est inacceptables pour ces derniers. La conséquence en serait une perte d’influence sur leur « zone » (commune, province, région).
Ils préfèrent les petits arrangement entre amis que de mettre à la lumière du jour certaines pratiques pas très reluisantes. Tout ce qu’ils dénoncaient (le MR en tête) sur les mauvaises pratiques (le PS en cible) est oublié, jeté aux oubliettes.
L’intérêt particulier à primé sur l’intérêt général !
Messieurs les députés réveillez vous ! Alors que l’antipolitique (nourrie entre autre par la comédiie BHV ) gagne du terrain, vous donnez le bâton pour vous faire battre !
Ne vous plaignez plus que le citoyen continue à penser « tous pourris » !
Dans ce sens, une pétition circule sur Internet pour
soutenir le décret Courard et visant au contrôle des mandats locaux, dérivés (administrateur d’intercommunales, de sociétés de logement, d’ASBL…) et avantages en nature ainsi que l’impossibilité de cumuler les mandats des députés wallons, par la future Cour des Comptes wallonne et non plus par le bureau du parlement wallon comme c’est le cas actuellement.
Voici l’adresse de la pétition : http://2306.lapetition.be/
