L’Europe va fichier ses visiteurs
On en a pas beaucoup entendu parler, mais un projet de la Commission Européenne est sur le point d’aboutir.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il risque d’avoir un impact important sur l’image de l’Europe …
Ce projet est de ficher l’ensemble des visiteurs qui entrent dans son espace et de croiser les fichiers entre les entrants et les sortants dans le but de limiter son espace aux terroristes et criminels.
Alors qu’au niveau de la libre circulation, l’Union a élargit son espace Schengen (pas de contrôle aux frontières) à huit nouveaux pays et à l’île de Malte.
Ce projet est porté par l’italien Franco Frattini, commissaire européen en charge de la justice et de l’immigration, et est le grand architecte de ce nouvel eden européen. »Nous devons trouver un équilibre entre sécurité et droit de circuler », a-il déclaré. Le projet est basé sur celui mis en place aux Etats-Unis dans le cadre de sa lute anti-terrorisme après les attentat de 2001. Il vise donc à ficher tous les visiteurs de l’espace européen se présentant à ses entrées terrestres, aériennes ou maritimes. Les données personnelles et les identifiants biométrique seront désormais réclamés aux visiteurs et stockés dans les bases de données de l’Europe.
Le Parlement européen s’était montré très mécontent des concessions faites aux Américains dans l’accord encadrant les transferts de données des passagers aériens conclu fin juin 2007. Le commissaire Frattini a néanmoins poursuivi son projet. Il a soumis aux Etats membres un plan similaire de système européen de stockage des données personnelles des passagers aériens dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Il propose désormais à l’Union européenne de compléter ce dispositif par un registre électronique des entrées et des sorties appelé à remplacer le système des visas.Il s’agirait d’autorisations de voyage qui permettraient de connaître la date d’entrée du ressortissant étranger dans l’espace européen, mais surtout de savoir s’il est reparti ou s’il est resté. « Nous ne pouvons pas tolérer que des personnes arrivées légalement entrent dans l’illégalité », a expliqué M. Frattini.
