Yves Leterme : aveux d’échec
Yves Leterme s’est enfin résolu au fait qu’il n’arriverait pas à mettre sur pied un gouvernement fédéral. Alors que tous les éléments nous montrent que l’impasse vient de la NVA , la semaine passée a été instrumentalisée afin de faire porter la responsabilité de l’échec par le cdH. En posant trois questions auxquelles il était certain que le cdH ne pourrait pas répondre pas la positive, le cartel CD&V NVA a tenté de sauver les meubles, ou en tout cas l’honneur d’Yves Leterme. Après deux démissions, des suspensions, des remises en route, des dérappages , … il a même été applaudi par son bureau de parti.
Un drôle d’aveu d’échec. Samedi après midi, au parlement et devant la presse , l’ex formateur a lu le discours par lequel il mettait fin à la mission que lui avait confié le Roi.
“J’ai demandé au Roi de me libérer de ma mission de formateur. Ces dernières et ces derniers mois j’ai fait tout ce qui était possible pour mener cette tâche à bon port Malheureusement cela n’a pas été possible ; Notre pays a besoin d’un gouvernement stable, de réformes qui permettent de prendre les problèmes des gens à bras-le-corps ainsi qu’un meilleur fonctionnement des institutions. Avec d’autres, j’y ai travaillé sans relâche. Je l’ai fait avec une grande détermination, de la patience et avec la conviction que c’était indispensable pour l’avenir de notre pays.Dès le début, j’ai su que cela demanderait du temps, j’étais conscient que je prenais un risque aussi bien politique que personnel. Un chemin considérable a été parcouru. Nous avons construit la base d’un accord de gouvernement permettant de répondre aux défis sociaux et économiques et de société a été construite. Ces accords auraient pu constituer la base d’une politique à laquelle les citoyens ont droit.Le pays et ses habitants ont besoin d’un gouvernement fort et énergique. Mais je reste convaincu que cela n’est possible que moyennant la réalisation des réformes nécessaires. Je constate qu’il n’a pas été possible de trouver des accords clairs entre tous les partis à la table des négociations sur le contenu de ces réformes. J’estime qu’il n’est pas sérieux de continuer sans accords clairs.Un accord n’est possible qu’après concertation et moyennant un consensus. Je remercie les collègues qui de façon constructive ont participé à la recherche de solutions. Et moi je reste disposer à y travailler ”

